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Récits de voyage au Népal par Louis-Simon Roy
Départ de Montréal en direction de Paris Charles de Gaule (CDG). Le vol s’est fait très bien et j’ai eut la magnifique chance de pouvoir être placé en première classe. Après environ 55 vols avec ce type de billets d’avion (j’ai des billets Stand-By puisque ma copine travaille pour SPANAIR), j’étais heureux d’avoir finalement ce privilège. Lors du Check-In, on m’a donné une place près des ailes mais c’est au point d’entrée finale de l’avion qu’on a changé mon billet pour me donner une place au siège #7. J’ai également sentit un changement dans le ton de voix de la femme qui m’a remis mon nouveau billet. J’entre donc dans l’avion et on me dirige à la première classe. J’étais assis depuis peu qu’un agent de bord vient chercher mon veston et m’offre un verre de champagne. Le siège était si confortable et la nourriture si bonne que je me disais que c’était une peine d’avoir un vol seulement de 6 heures. Je savais que j’aurais un autre vol de 11heures entre Paris et Bangkok. Je n’aurais jamais cru dire ça de ma vie. Comme quoi la vie nous surprend parfois avec des petites surprises agréables. Le vol entre Montréal et Paris s’est fait très bien et je suis arrivé à l’aéroport de Paris sans problème et avec aucun retard. En plus du bon repas prit à bord, j’ai pu dormir deux heures dans les fauteuils qui pouvait se placer en forme de lit. Un luxe pour les grands qui ont de la dificulté à dormir assis ou à peine incliné. Je suis à Paris resté 4 jours pour voir mon amoureuse. Puis lundi 4 mai, c’est le grand départ pour Katmandou, capital du Népal. En fait, je dois prendre deux vols pour me rendre au Népal. Un premier entre Charles-de-Gaule (CDG) et Bangkok (BKK) et un second de Bangkok (BKK) vers Katmandou, la capitale népalaise. À Paris, j’arrive donc au guichet de Thaï Airways vers 11h30 en espérant que le vol ne sera pas plein. Le type de billet d’avion m’oblige à attendre habituellement en dernier avant d’entrer et ce, seulement si une place est libre dans l’avion. Sur un vol de 300-400 places, je n’ai habituellement aucun mal pour avoir un siège. Par contre, certaines destinations entre l’Europe et l’Amérique sont si prisées qu’il est parfois difficile d’avoir une seul places de libre sur 2-3 vols dans la même journée. J’arrive donc au guichet et on effectue sans attendre mon billet en me descernant une place. Je suis très heureux puisque ceci m’assure d’arriver à temps pour mon second vol (entre Bangkok et Katmandou). J’arrive donc à 6h00 am à Bangkok et je pourrai tenter ma chance pour le vol de 9h55 entre la capitale thaïlandaise et celle du Népal. Le vol de Paris dure environ 11h00 et quitte à 13h40 avec Thaï Airways et à 19h00 si vous prenez Air France.
Malgré la fatigue, l’aventure commence alors! L’arrivée aux douanes se fait sans heurts. Pour les canadiens et pour la pluspart des ressortissants occidentaux, le visa thaïlandais n’est pas nécessaire pour un séjour de moins de 30 jours. C’est donc sans grand besoin que j’ai reçu l’étampe en sachant que je m’envolerais (du moins je l’espère) pour Katmandou. En sortant de l’avion et en suivant les indications nous menant à nos bagages (suivre le signe "bagage claim", on voit une petite section pour les gens de nationalités ayant besoin d’un visa. J’ai un peu hésité à savoir si je ne devais pas y aller mais j’ai tenter ma chance directement aux douanes thaïlandaises (et sans visa) en me disant que si j’avais besoin de quelque chose, ils me le diraient probablement très rapidement. J’y vais donc et la seule question de la douanière fut: "How long do you stay in Thailand^" One day. Elle fait l’étampe me permettant de séjourner en Thaïlande pour 30 jours puis je sors des douanes à la recherches de mon sac qui ne tarde à sortir. Je me dirige donc vers la zone des départs situé au deuxième ou troisième étage. L’arrivée se fait au premier étage. Il faut donc suivre les indications et monter deux étages pour se rendre dans la zone départ "Departure". Le check-in pour Thaï Airways se fait en zone J pour les vols internationaux. Les hotesses sont gentilles et courtoises. À l’aéroport de Bangkok, tous les restaurants avant les douanes se situent au même étage. C’est à l’étage supérieur que vous pourrez faire le check-in. Autre chose à noter, il existe des cafés Internet au prix exhorbitant (pour la Thaïlande) de 100 Bhats pour 20 min. Mais si c’est pour une urgence, ça vaut la peine de payer ce prix. On vous remettra une petite carte que vous pourrez réutiliser en fonction du crédit qu’il vous reste après l’utilisiation que vous en faites. Le café Internet se trouve au bout complètement de l’étage où vous faites le check-in. Il en existe un autre (où vous pouvez utiliser la même carte) une fois entrer dans la zone internationale. Ce café Internet est situé au premier étage. Je prends finalement l’avion pour Katmandou et atterrit à l’aéroport de Tribhuvan. Je suis surpris par la taille (petit) de l’aéroport. Avec une seule piste, ça m’a rappellé mon arrivée à l’aéroport d’Oulan-Bator, en Mongolie. Je trouve un trek de 18 jours autour de l’Annapurnna pour 525 US pour 18 jours. JJe le dis à mon hotel à l’homme à la reception de mon hootel juste dans l’intention d’avoir son avis sur la chose. Il appelle alors son patron qui organise aussi des trek dans cette région. Je le rencontre le lendemain et organise pour 380 US un voyage avec lui. Je ferrai donc le 10 jours pour le camps de base de l’Annapurna, en partant de Pokhara. Le 8 mai, je pars pour Pokharara après avoir passé 3 nuits à Katmandou. L’un des moments fort de mon séjour à Katmandou fut sans contre-dit la manifestation des anciens soldats maoïstes. Suite à un problème politique des derniers jours, de nombreuses manifestations ont débuté dans tous le pays. Le problème est l’intégration de 13 000 anciens combattants maoïstes dans l’armée régulière. Lorsque le gouvernement en place a refusé leur intégration, des mouvements de rebellions ont vu la jour. Ainsi, dans la soirée du 6 mai, les anciens soldats ont manifesté en scandant des refrains communistes et en courrant avec des torches enflammées. J’ai du voir au moins 200 de ses hommes courrir dans les rues sombres de Katmandou en soirée. C’était très impressionnant. Début du trek pour le camps de base de l’Annapurna:
Je suis donc partit à Pokhara le 8 mai au matin afin de rejoindre deux irlandais qui devait faire le trek avec moi. Le voyage de 7 heures me préoccupe un peu car je ne me sens pas super de l’estomac. J’ai probablement mangé quelques chose que je n’aurais pas dû. Mais c’est l’aventure non^ Alors on tente des trucs. Finalement, je m’organise pour ne rien prendre comme déjeuner afin de ne pas devoir souffir pendant des heures dans le bus. Donc, je pars tranquile à 7heures du matin. On prend environ 45 minutes pour sortir de la vallée de Katmandou, ce qui me permet de voir des secteurs de la ville que je n’aurais jamais découvert. La première pause est à 9h15 et des restaurateurs nous attendent de pieds ferme. Mais puisque je ne veux rien avaler car je sais que j’en ai au moins pour 4-5 heures de voyages, j’attends près du bus en regardant aux alentours. Nous repartons donc et découvrons de nouveaux paysages. Le trajet pour Pokhara me permet d’avoir une première impression de la vie en campagne. C’est très différent de chez moi. Les champs de riz, les femmes en saris rouge et jaune qui marchent le long des rizières avec les parapluies multicolores pour les protégées du soleil de midi. De magnifiques images du Népal que je tente de prendre avec ma caméra mais qui ne représente pas du tout la grandeur de ce que j’ai dans ce pays au Nord de l’Inde.
Dès notre arrivée à Naya Pool, nous mangeons un peu dans une cantine et nous préparons un peu. Puis, c’est le grand départ à pieds. Mon sac est lourd mais au début, je ne le sens pas vraiment. Nous commençons par longer une rivière où on peut voir des gens se baigner et pêcher dans la rivière. Les paysages sont superbes mais je suis trop occupé à me concentrer à poser mes pieds sur les pierres sans tomber. Je réalise rapidement que mon sac est beaucoup trop lourd et que cette aventure sera très difficiles physiquement. En plus de sentir que mon estomac n’est pas complètement rétablit, la déshydratation causée par une petite diahrée augmente ma faiblesse. À un certain point de montée, je n’en peux plus et je me dis que je ne me rendrai pas au camps de base de l’Annapurna. Je prends donc une pause et m’allonge! Je suis absolument crevé et ça fait moins d’une heure qu’on marche dans les montagnes. Mon guide, pour me rassurer me dit que le lendemain sera une journée bien plus rude! (Merci!!) Finalement cette petite pause me fait du bien. J’en profite pour boire de l’eau, m’hydrater et ceci me fait reprendre des forces. Je continus et le reste de la journée se passe assez bien. Les petits villages népalais ne sont pas nombreux mais les gens sont souvent souriant et le voyage est très agréable. Je réalise assez rapidement que c’est d’avantage mon estomac et ma déshydratation qui furent la cause de mon immense besoin d’arrêter de marcher au tout début. La pause du d[iner fut très apprécié et me permit de reprendre des forces et de me sentir d’attaque pour la fin de la journée de marche en montagne. Nous arrivons finalement vers 15h dans la lodge (assez confortable d’ailleurs!) Le long de ce chemin, nous avons vu plusieurs petits villages népalais où nous pouvions encore une fois voir leur style de vie rustique et simple. Le seul truc est que si vous arrivez tôt dans le lodge, le village n’est pas très grand alors après une bonne douche vous souhaiterez surement aller le découvrir un peu (sans votre sac, quel plaisir!!!!). Vous trouverez sûrement une petite terrasse pour prendre un thé, une boisson fra[iche ou une bonne bière. Ceci fait partie des plaisirs des longues journées de trek dans l’Himalaya. Vers 18h je reviens au lodge de Thikedhunga je m’asseois avec deux voyageurs rencontrés sur le chemin: Bertrand de la Nouvelle-Calédonie et Florence de Montpellier. Nous bavardons tout le reste de la soirée avec nos guides aussi. Nous rions beaucoup et racontons des histoires de voyage. Le plaisir est au rendez-vous. Ce village s’appelle Tikhedhunga.
Je vais donc dormir et je me réveille en pleine nuit en entendant une petit bruit sourd et je réalise que c’est la pluie. Une partie de moi espère que la pluie continuera car ceci implique que la vue à Poon Hill n’est pas accessible et donc, que nous ne monterons pas la montagne. Mon guide me réveille à 4h30 pour me dire qu’il pleut et que nous ne pourrons pas y aller. Je suis assez heureux de cette petite nouvelle et profite de 2 heures de plus de sommeil dans les montagnes himalayenne. Le lendemain, je me réveille et prend mon déjeuner dans le guesthjouse et invite mon guide à ce qu’on quitte assez rapidement. Je préfère faire la grande majorité de la route en matinée et qu’il ne nous reste que une heure ou deux heures de marche en après-midi. De plus, lors de la mousson, la températaure est habituellement plus claire en matinée. Afin de ne pas se faire surprendre par une averse importante, je trouve que partir tôt est la meilleure solution. Nous partons donc à 7h30 et débutons par une montée d’une heure environ. Par contre, pour la première fois on peut observer très bien des hautes montagnes. Àprès environ une heure de longue montée, nous arrêtons à une petite halte où la vue est très jolie. Un peu plus tard, lorsqu’on atteint le haut de la montée, on commence à descendre et on m’annonce que une grande partie de la journée sera dans la descente. Je suis très heureux! Les paysages dans la forêt sont très jolies et nous voyons deux singes. Nous continuons et peu de temps avant d’arriver à Tadhapani, notre halte, une montée assez abrupte nous attend. Par contre, c’est la dernière étape de la journée et nous arrivons vers 11h30 à Tadhapani. Notre halte était prévue ici mais comme j’ai deux amis français qui décide de continuer, j’hésite à m’en tenir à mon horaire initial. Mais finalement, puisque j’ai le temps et que je souhaite que cette aventure soit douce, je décide de rester ici afin de profiter de la journée de repos. Je reste donc ici toute la journée. Une grosse pluie de mousson s’abat sur la région pour environ 2 heures. Un peu de grêle et beaucoup de pluie. Le lendemain, nous devons nous rendre à Chhömröng en partant de Tadhapani. Une grande majorité de la journée se passe à marcher dans la forêt. L’humidité y est très présente mais la beauté du paysage compense grandement. Nous arrivons à Tadhapani assez tôt. Tadhapani est un autre village de hautes montagnes très joli où le temps semble s’être arrêté. Nous arrivons assez tôt et comme à l’habitude, la pluie débute et dure une bonne partie de l’après-midi. Je réalise à ce moment que les plus beaux moments sont finalement ceux de rencontres en mangeant. On parle alors avec des gens des quatres coins du monde. Nous arrivons finalement à Chhörömg au moment où un forte pluie accompagné de grêle s’abat sur la région. Il faut donc gravir à la course la dernière montée. Pas facile avec mon sac bien lourd! La soirée à Chhömröng est parfaite. Avec un couple d’anglais, on prend des rhum and coke en rigolant ett en racontant des histoires passés dans la journée! J’ai pris la décisioon dans la journée de nee pas me rendre jusqu’au camps de bas de l’Annapurna à cause du poid de mon sacc et de la température vraiment exécrable. Je fais part de ma décision aux deuux anglais qui décident de faire de même. Le lendemain, nous effectuons uniquement une petite descente de 45 minutes (très à pics) pour nous rendre aux points d’où nous pourrons accéder aux bains thermaux. Inutile de dire que nous y arrivons très tôt. Vers 11h00, nous sommes déjà en train de nous prélasser dans les bains d’eaux (très) chaude. Environ 30 minutes après, alors que le couple d’anglais décide d’y rester, je remonte. Je mange un peu et décide d’aller prendre un thé sur une terasse. Surprise, il y a plein de catalan! Je parle avec un gars en anglais et il m’annonce qu’il vient de Barcelone. Wow, belle surprise. Je lui dis que ma copine est de là et que j’y ai vécu pendant quelques temps. Je lui demande alors ce qu’il fait. Il me dit, je travaille pour Lufthansa et sa conjointe pour TAP (Air Portugal). Le monde est petit! Je décide de remonter mon hôtel et soupe avec les anglais. Une autre belle soirée mais beaucoup moins arrosée que celle à Chhömröng.
Après une marche très rapide, nous arrivons à Ghandruk à 10h00 le matin, dans un grand Guesthouse (Annapurna Guesthouse). Je profiterai de tout l'après-midi pour écrire un peu et prendre du soleil. Vers 14h00, un grand groupe de russe vient s'asseoir près de moi et il ne faut pas trop longtemps pour qu'on commence à parler ensemble. Se sont des journalistes ukrainiens effectuant un reportage sur le Népal. Ils sont très gentils. Nous bavardons une bonne partie de la journée et ce, jusqu'à ce qu'ils apprennent qu'une collègue à eut un malaise. Pas étonnant! La montée pour se rendre à Ghandruk était difficile. Mais en plus, cette femme avait un surpoids évident, qui a contribué grandement à son malaise. Finalement, plus de peur que de mal. C'était une crise d'hyper ventilation. Heureusement, deux médecins prennaient part à l'équipe. En soirée, nous soupons et ensuite, nous assistons à un spectacle de danse. On voit des costumes traditionels et l'ambiance est gai.
Le lendemain, nous revenons à Naya Pool, notre point de départ pour le trek dans l'Annapurna. C'est une marche très facile mais qui prend tout de même au moins 4h30. C'est une descente constante. Le soleil est présent même si au début, nous croyons que l'orage arrivera sous peu. En matinée, du guesthouse de Ghandruk, on voit des nuages très noirs et on entend le tonerre gronder. Nous décidons de partir au plus vite, et nous évitons presque la pluie pour toute la marche. Le ciel est toujours nuageux mais pas de gros nuages noirs. Après 1h30 de descente, nous décidons de nous arrêter prendre un thé. Au moment où nous posons les pieds sur la terasse couverte, le ciel commence à gronder. Le déluge débute. Encore une fois, on a eut de la chance et on évite la pluie. Nous attendons ainsi environ 30-45 minutes, le temps que la pluie arrête et que les pierres sèchent un peu. Nous repartons de plus belle et il ne faut pas très longtemps pour que le soleil se montre et réchauffe considérablement l'atmosphère. Nous continuons alors notre descente sur une route beaucoup plus sécuritaire, qui accueille même des véhicules à quatres roues à l'occasion. Le soleil est fort et la chaleur est bien présente. Après finalement un bon 4h00 de marche, nous arrivons à Naya Pool. Nous mangeons dans un petit restaurant et dès que je me pointe avec mon sac et mon drapeau canadien à l'arrière, un homme court vers moi (un autre canadien) et me demande qui gagne au hockey. Je lui réponds que je n'ai aucune idée. Ensuite, il me demande qui a gagné les élection en Colombie Britannique. Je lui réponds encore la même chose. Je lui explique que je viens du Québec et que je n'ai aucune idée. Pendant que j'attends mon diner, un vieille homme tibétain installe ses trucs qu'il vend. Il est souriant et semble très gentil. Nous parlons un peu. Il me dit qu'en 1959, il a quitté son Tibet natal en compagnie du Dalai Lama. Une bonne partie de sa vie, il fut guide de montagne et porteur mais puisqu'il avance en âge, il ne peut plus le faire. Il essait maintenant de gagner sa vie en vendant des trucs d'artisanats locaux. Au début, je ne souhaite rien acheter mais en parlant un peu avec lui je me dis que je pourrais peut-être lui acheter ce que ce souhaite pour Yolanda (ma copine). Je regarde un peu les colliers et j'en choisis un.
Dernière étape entre Naya Pool et Pokhara: Le matin nous partons et remontons sur la rue principale de Naya Pool (un peu en hauteur du village). C'est de là que nous prendrons le bus pour un village nous permettant de débuter notre marche pour Sarankhot. Nous faisons environ 1h00 de route dont 20 minutes de pause déjeuner. Nous commençons la marche. Le terrain est plat et n'a rien à voir avec les difficiles montées des premiers jours. Nous marchons à un très bon pas et arrivons vers 11h00 à Sarankhot. Il s'agit d'une colline surplombant Pokhara et qui offre une excellente vue de la vallée et du lac Phewa. Un peu avant la montée pour arriver à Sarankhot et voyant la marche rapide que nous faisions, j'ai proposer à mon guide que nous nous rendions directememnt à Pokhara. J'avais envi d'une bonne douche et de laver mon linge. Nous nous sommes arrêtés à un petit restaurant pendant environ un heure puis nous avons entamer une grande descente de plus d'une heure. Puisqu'on était en après-midi, il faisait déjà très chaud dans la descente lorsque les arbres ne nous couvraient pas. Arrivé à la hauteur du lac, nous marchons un peu le long de la route principale et mon guide, voyant un taxi, lui demande de s'arrêter. Excellente idée!! Nous faisons les deux derniers kilomètres en taxi et avec la chaleur du soleil, l'idée est excellente. J'arrive à l'hotel et saute dans la douche! Quel bonheur! Et juste de savoir que j'avais toute la journée du lendemain de libre, j'étais très heureux. Le lendemain, je me décide à rester une bonne semaine. L'endroit est jolie et beaucoup plus calme que Katmandou. Pokhara est propice à l'écriture! Je vais donc profiter d'une petite pause ici pour avancer mon livre (et peut-être le terminer). Je verrai par la suite si je fais un autre trek. Je passe donc une semaine complète dans la ville de Pokhara. Je re-vois la même famille de québécois rencontré dans mon guesthouse de Katmandou. Ils sont vraiment très gentils et nous décidons de souper ensemble dans un restaurant chinois près de mon hotel. Je passe donc la semaine à me promener et à découvrir la ville de Pokhara. Le lac ajoute beaucoup au charme de la ville et même si on peut s'y baigner, il ne faut pas être surpris d'y découvrir beaucoup de choses dans l'eau: souliers, contenant de plastiques, vêtements... À la fin de ma semaine de repos à Pokhara, je suis atablé à un café donnant sur le lac. Je vois une femme étrangère parler avec un jeune népalais, en népalais. Je demande donc au serveur si il s'agit d'un professeur de népalais et il me dit que oui. Je vais lui parler et je décide de débuter les cours de népalais dès le lendemain matin à 7h30. Je suis super heureux car j'ai l'impression qu'il doit enseigner très bien. Je commence donc les cours avec lui et fais une semaine intensive de cours de népalais. Je crois qu'avec un trois semaines de cours intensif, je pourrais me débrouiller assez bien. Les trois semaines suivantes se ressemblent beaucoup à la différence que je débute à donner des cours de français à deux népalais qui souhaitent immigrer au Québec. Malgré celà, je m'en tiens à un apprentissage du français international. Le matin, je débute mes cours de népalais avec mon professeur vers 7h00-7h30 pour environ 1h30. Je tente de me concentrer très fort pour capter le plus d'informations possible sur la structure de la langue. Je réalise très rapidement que les autres langues que j'ai appris m'aide énormément à comprendre comment se structure le discours en népalais. Je fais des liens avec les langues mongole, russe, espagnole et ceci me permet de structurer plus rapidement la langue népalaise dans ma tête. Après une semaine de cours intensif et de pratique avec les gens dans la rue, je peux déjà me débrouiller assez bien et je connais beaucoup de monde. Seule petite anicroche. En marchant dans la rue, je connais beaucoup de monde et les gens me regarde souvent (je suis un étranger et mon apparence se démarque). Dans le trajet de 30 minutes qui sépare mon école de mon guesthouse. Le long de la route je souris à beaucoup de monde et dit "namaste - bonjour". Je crois qu'il s'agit de la meilleure façon d'engager la conversation. J'avais d'ailleurs réaliser à quel point les gens sont heureux que je tente de parler leur langue. Un bon soir, après le cours de français que je donne, je retourne à pieds et comme à l'habitude, je souris aux gens qui croisent ma route. Un homme est assis sur le bord de la route et me regarde. Je lui souris donc et il me dit alors: "you want to fight?" Tout surpris, je lui dit: "what?". Il me rétorque un peu plus fort: " you want to fight?" Je comprends alors qu'il a perçu mon sourire et ma bonne humeur comme une arrogance. Je continus mon chemin et fait fit de ses propos. Ce commentaire me bouleverse un peu. Pour m'assurer de ne pas me soumettre à la peur, je fais par exprès pour marcher lentement le lendemain, là où l'homme se trouvait. Les jours suivants se passe sans problème. Mon népalais s'améliore rapidement et je suis moi-même surpris de ma capacité à m'exprimer dans une langue que je ne connaissais absolument pas trois semaines auparavant.
Récit de voyage de Florence Rhodain—Retour de trek
Retour de trek avec une foultitude d’images en tête... La vie dans l’Himalaya est d’un esthétisme constant. A chaque pas les yeux découvrent une nouvelle scène : toujours étonnante, tellement belle que le désir est grand de s’y abandonner ; cependant il faut veiller à poser le pas suivant sur le chemin sans risquer de se fouler la cheville… Les yeux se relèvent et c’est à nouveau une nouvelle scène qui émerge et qui submerge l’âme par la beauté de l’intensité de la vie qui s’en dégage. |
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