La géographie du Népal

Le Népal, pris comme la charcuterie dans un sandwich, entre deux géants asiatiques, la Chine et l’Inde, a toujours été comparé à « un igname étouffé entre deux rochers ». Reconnu pour la chaine de montagne Himalaya qui dans la langue Sanskrit signifie la « demeure de la neige », le Népal s’avère très montagneux et accidenté sur tout son territoire. La forme de son territoire est à peu près rectangulaire, et fait environ 650 kilomètres de long pour presque 200 kilomètres de large, et comprend un total de près de 150 000 kilomètres carrés de superficie. Le Népal est légèrement plus grand que le Bangladesh ou encore que l'état de l'Arkansas, aux États-Unis. Entouré par la Région autonome (Tibet) de la Chine du côté nord et par l’Inde des trois autres côtés, le Népal demeure un pays plus qu’enclavé. Le pays est séparé du Bangladesh sur environ quinze kilomètres, par une bande large de l'Etat indien du Bengale occidental ainsi que du Bhoutan, par les quatre-vingt-huit kilomètres de large qui les séparent d’un autre État Indien nommé Sikkim. Cette position géographique restreinte du Népal ne demeure donc guère enviable. Le Népal dépend presque complètement de l'Inde en ce qui a trait aux installations de transits et d'accès à la mer. Il recourt donc à son plus grand pays voisin pour l’accès à la baie du Bengale et même pour recevoir la plupart des marchandises provenant de Chine.

Malgré qu’il soit considéré comme un petit pays, le Népal a une grande diversité physique, allant de la plaine du Teraï jusqu’à la rive nord de la plaine du Gange, située à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer dans le sud. Il compte également sur les presque 8800 mètres de haut du mont Everest, connu sous le nom de Sagarmatha selon son nom local en népali. Le Népal renferme aussi la ceinture de plaines du Teraï, les reliefs de hautes collines successives et les chaînes de montagne, incluant le formidable rempart de l'Himalaya majestueux, qui atteint le plateau tibétain au-delà de l'Himalaya intérieur. Sans compter que ces hauts sommets sont ponctués par des vallées situées entre les chaînes de montagnes, afin d’enrichir le paysage et la diversité physique du pays. Au sein de ce dédale de montagnes, de collines, de crêtes et de vallées basses, on observe plusieurs différences et variables écologiques différentes des pays qui l’entourent.

Le pays du Népal est communément divisé en trois grands domaines physiographiques: la région des montagnes, la région des collines, et dans la région du Teraï. Chacune des trois parties est parallèle aux autres, d'est en ouest, jouant le rôle de ceintures écologiques continues, parfois traversées par des réseaux hydrographiques du territoire. C’est dans le cadre de la planification du développement régional que ces régions écologiques ont été divisées dans les secteurs de développement par le gouvernement du Népal.

Comme dans la majorité des autres régions de mousson en Asie, le rythme de vie au Népal demeure toujours étroitement lié avec son environnement physique. Lors de ses recherches sur le terrain dans la région de Karnali, au nord-ouest du Népal, Barry Bishop, en tant que chercheur, a pu constater que les modes de subsistance du Népal sont inséparables et indissociables de l'environnement.

Superficie total du Népal sur la planète

0.1% du territoire mondial 2% des plantes du monde 8% de la population mondial d'oiseaux (848 espèces répertoriés) 4% des mammifères de la planète 11 des 15 espèces de familles de papillons (plus de 500 espèces de papillons) 600 familles de plantes indigènes. 319 espèces d'orchidés

Le Népal est l'un des pays avec la bio-diversité la plus grande au monde. Ceci est dû en partie à sa géographie montagneuse et à l'élévation de son territoire.

Superficie du Népal

Pays voisins du Népal

Le Tibet au Nord, L’Inde au Sud et à l’Ouest. Le Bhoutan à l’est.

Longueur des frontières au Népal :

Types de paysages du Népal

La chaine de l’Himalaya compose une grande partie du paysage népalais. Les hautes montagnes sont donc très présente sur l’ensemble du pays. Le sud est un peu différent avec un climat subtropical.

Les cours d'eau du Népal

Tout d’abord, il existe trois grands systèmes fluviaux qui se partagent le territoire du Népal, allant d'est en ouest. Ce sont le fleuve Kosi, la rivière Narayani (Inde Gandak River) et la rivière Karnali. Chacun d’eux afflue vers l’Inde du Nord, se déversant dans la rivière du Gange. Une fois avoir plongé dans les gorges profondes de cette rivière, les trois principales rivières du Népal déposent leurs sédiments et leurs débris lourds sur les plaines, ce qui permet aux sols alluviaux du pays de se renouveler et entretenir leur fertilité. Lorsque ces rivières arrivent dans la région de Teraï, elles débordent souvent sur les plaines et causent d’importantes inondations généralisées, particulièrement pendant la saison de la mousson d'été, où leurs trajectoires prennent souvent de nouvelles avenues. Ces rivières, qui procurent au Népal des sols alluviaux fertiles, principal facteur favorable à l'économie agricole, offrent aussi de grandes opportunités quant au développement hydroélectrique et d'irrigation du pays. Pour l’instant, c’est surtout l'Inde qui a réussi à exploiter cette ressource en érigeant de grands barrages sur la rivière Kosi et Narayani, à l'intérieur de la frontière du Népal, connu, respectivement, sous le nom de Kosi et de projets Gandak. Toutefois, aucun de ces systèmes fluviaux, n’arrive à supporter adéquatement la navigation commerciale. Les gorges profondes formées par les rivières représentent plutôt d'immenses obstacles quant à l'établissement du transport commercial et au développement d'une économie nationale intégrée grâce à des réseaux de communication adéquats. En conséquence, l'économie du Népal demeure fragmentée, et ce, depuis plusieurs années. Comme les cours d'eau du Népal ne peuvent être mis à profit pour le transport, la plupart des colonies dans les régions vallonnées et montagneuses continuent de s’isoler les uns des autres. Encore aujourd’hui, ce sont les sentiers établis par les colons népalais qui représentent les principaux itinéraires de transport dans les collines.

Par ailleurs, la partie orientale du pays est drainée par le fleuve Kosi, qui compte au total, sept affluents. Il est connu localement comme la Kosi Sapt, ce qui signifie « sept fleuves » (Likhu Khola, Indrawati, Sun, Dudh, Tama, Tamur et Arun). Le majeur affluent est l'Arun, qui atteint près de 1500 mètres à l'intérieur du plateau tibétain. La rivière Narayani draine, pour sa part, la partie centrale du Népal et comporte également sept principaux affluents, soit les fleuves Trisuli, Daraudi, Budhi, Séthi, Kali, Madi et Marsyandi. Le Kali, qui s'écoule entre le Dhaulagiri et l'Himal Annapurna Himal (Himal représente une variation népalaise du mot Himalaya), est le fleuve principal de ce système de drainage, tandis que le Karnali est lui, responsable du drainage du réseau hydrographique de la partie ouest du Népal. Les trois affluents immédiats du Kali sont la rivière Seti, Bheri ainsi que les rivières Karnali, ces dernières étant les plus importantes du système. Le Kali Maha, aussi connu sous le nom de Kali, coule le long de la frontière ouest du Népal avec l’Inde, et, tout comme la rivière Rapti, est généralement considéré comme un affluent de la rivière Karnali.