La mosaïque culturelle du Népal est un exemple très intéressant de cohabitation. Les divers groupes ethniques du pays (142 castes et ethnies selon le recensement de 2021) sont à la fois nombreux et possèdent pour la plupart leur langue propre : Thakali, Tamang, Tibétains, Newaris, Sherpa, Rai, Limbu, Gurung, Magar, Bahun, Chhetri, Tharu, Mithila,
L'un des peuples les plus importants (en nombre) du Népal (environ 5,6 % de la population selon le recensement de 2021), les Tamang possèdent leur propre langue (langue tamang). Elle s'est d'ailleurs distinguée du tibétain aux alentours du 7ème siècle.
Groupe ethno-linguistique originaire de la vallée de Kali Gandaki, on reconnaît généralement ce peuple comme des entrepreneurs. À l'origine bouddhistes, beaucoup ont adopté des pratiques hindoues. Selon le recensement de 2021, les Thakali représentent à peine 0,04 % de la population népalaise.
Plus de 10 000 Tibétains vivent au Népal (sur environ 130 000 Tibétains vivant en exil). La fuite du Dalaï Lama en 1959 a généré quelques vagues de réfugiés tibétains au Népal. On peut d'ailleurs visiter plusieurs camps de réfugiés dans la région de Pokhara, dont Tashi Palkhiel et Tashiling. Malgré leur nombre peu important, les Tibétains sont très visibles dans des métiers en lien avec le tourisme. Certains possèdent hôtel ou petits business. Comme on peut l'imaginer, les Tibétains sont en grande majorité bouddhistes.
Peuple de l'Everest et reconnu pour son endurance au mal des montagnes, les Sherpas sont d'origine tibétaine. Si les Sherpas accompagnent toujours les voyageurs dans leur aventure en haute montagne, ils sont rarement porteurs. La langue sherpa est parlée par la population locale en plus de la langue népalaise. On dénombre environ 130 000 Népalais d'origine sherpa (0,45 % de la population selon le recensement de 2021).
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Le peuple Newar est originaire de la vallée de Kathmandou et possède une population d'environ 1,3 million d'individus. Comme beaucoup d'autres langues du Népal, le newar appartient à la famille tibéto-birmane. Les Newars constituent environ 4,6 % de la population totale népalaise (recensement de 2021). La majorité des Newars sont hindous.
L'ethnie magar représente environ 6,9 % (environ 2 millions de personnes) de la population totale du Népal selon le recensement de 2021 ; une partie seulement d'entre eux a encore le magar pour langue maternelle.
Les castes hindoues des Chhetri et des Bahun correspondent à environ 28 % de la population au Népal (16,5 % et 11,3 % selon le recensement de 2021). Bien que la discrimination de caste ait été officiellement abolie en 1963, et l'intouchabilité criminalisée en 2011, elle résiste encore au temps dans certaines régions plus reculées du pays. Nous avons d'ailleurs vu l'impact tragique de ce système de ségrégation archaïque alors que 6 jeunes ont été tués par des villageois alors qu'un jeune homme (Nabaraj BK) a tenté de se marier avec une jeune femme d'une caste différente. Nabaraj BK et cinq de ses amis ont été tués par des villageois enragés le 23 mai 2020 à Soti, dans le district de Rukum Ouest.
Les Bahuns et les Chhetris font partie des castes les plus hautes au Népal.
Peuple tibéto-birman, les Gurungs possèdent leur langue. On les retrouve particulièrement dans le centre du Népal, près de Gorkha et de Baglung à Manang ainsi que non loin de Pokhara. Les fameux soldats gorkhas sont souvent des Gurungs. Les Gurungs s'appellent eux-mêmes les Tamu.
Les Tharus vivent dans la région de Teraï (plaines du sud du Népal). Leur cohabitation avec le paludisme leur confère une défense naturelle contre cette maladie normalement assez grave pour les autres. On peut découvrir leur tradition, leur danse, leur cuisine et leur style de vie en visitant Sauraha, à Chitwan. Selon le recensement de 2021, les Tharus représentent environ 6,2 % de la population népalaise, soit environ 1,8 million de personnes. D'autres Tharus vivent également en Inde.