La guerre civile népalaise, aussi appelée guerre populaire népalaise (par le parti maoïste), a coûté la vie à plus de 17 000 personnes sur le territoire népalais. Le Népal a dû subir cette guerre sur une période de dix ans (1996 à 2006). Cette guerre opposait la monarchie (le gouvernement) d'un côté et les maoïstes ou parti communiste du Népal d'un autre. Le parti communiste du Népal demandait l'abdication du roi et de la monarchie. Le but de la manœuvre était de mettre en place une république au Népal. Cela donnerait le pouvoir absolu au peuple par le biais de la démocratie. Pour en arriver à ce stade, il fallait passer de la monarchie à la république.
La monarchie constitutionnelle et le multipartisme ont été instaurés en 1990, après le mouvement populaire (Jana Andolan) qui mit fin au régime autoritaire du Panchayat. Il y avait cependant une lacune au sein du royaume puisque les attributions du roi étaient mal définies alors qu'il détenait le plein pouvoir. L'instabilité a commencé à gagner tout le pays. C'est surtout à partir du massacre de la famille royale le 1er juin 2001, par le prince héritier Dipendra (selon la version officielle) que la situation est devenue critique. Le prince avait assassiné une grande partie de la famille royale (9 membres), y incluant son père le roi Birendra, sa mère, son frère, et sa sœur. Le prince héritier est cependant mort de mystérieuses blessures quelques jours plus tard alors qu'il était proclamé roi (malgré son implication dans l’assassinat de sa famille). Il a donc été remplacé par son oncle Gyanendra, frère du roi Birendra. La venue de ce dernier sur le trône a cependant empiré la situation, car il a limogé le gouvernement en 2002, puis s'est arrogé les pleins pouvoirs le 1er février 2005. En 2005, la révolte reprend de plus belle malgré les efforts de la communauté internationale pour arrêter les bains de sang.
En raison d'une situation économique difficile au Népal, le roi a sollicité l'aide de pays étrangers. Pour calmer la crise économique, il fallait faire baisser les tensions dans le pays. Le PIB était en baisse, l'espérance de vie diminuait et les troubles politiques ont non seulement fait des victimes, mais cela affectait également le tourisme, ce qui était catastrophique sur le budget global du Népal. Le tourisme représentait en effet environ 4 % du PIB népalais et c’était une importante source de devises pour le Népal (15 % des entrées de devises). Il devenait de plus en plus difficile de trouver du travail, les chiffres du chômage étaient à son comble. Il y avait en plus de cela, la libéralisation de l'économie qui soulevait de nombreux débats au cœur de la population.
La présence des Nations unies au Népal est le résultat d'une demande d'assistance sachant que l'ONU souhaitait instaurer la paix au Népal. Le but de la présence des Nations unies était de surveiller l'application des termes du cessez-le-feu, de soutenir les différentes missions qui permettent d'organiser et de préparer les élections d'une assemblée constituante, d'un nouveau président et d'un nouveau premier ministre. Les Nations unies étaient aussi chargées de la surveillance de l'utilisation de la force ou et la distribution des armes au niveau des deux parties, car certains pays vendaient des armes au Népal.
La mission des Nations Unies au Népal s’est terminée le 15 janvier 2011, à la demande des deux partis opposés. Le 21 novembre 2006, le gouvernement et le parti communiste ont signé un traité de paix pour mettre un terme à la guerre civile qui a commencé en 1996. La guerre civile a fait plus de 17 000 victimes. Ce traité de paix marque le début d'un progrès dans la région népalaise. Une constitution provisoire a été adoptée afin de pouvoir passer aux élections et d'instaurer ainsi une république : la première république du Népal. L'Assemblée constituante a aboli la monarchie le 28 mai 2008. En juillet 2008, le nouveau président népalais a été élu, les maoïstes dirigeaient le gouvernement de coalition. Cela était nécessaire pour maintenir l'équilibre au long du processus de paix. L'assemblée constituante devait adopter une constitution définitive avant le 28 mai 2010. Une fois cette date arrivée, les débats n'étaient pas encore clos, il a donc fallu signer un nouvel accord pour prolonger son mandat. La constitution définitive n'a finalement été promulguée que le 20 septembre 2015, par une seconde assemblée constituante élue en 2013. Le premier ministre népalais a pris ses fonctions à partir de la fin du mois de mai 2009.
Le bilan est lourd de cette guerre civile. Cette longue période d'instabilité politique a fait de nombreuses victimes, plus de 17 000 morts, combattants comme civils. La stabilisation de la situation n'a pas tout de suite eu lieu avec la proclamation de la République. Le traité de paix a permis de calmer les différentes tensions pour restaurer le calme et relancer l'économie. Le Népal dispose aussi de l'aide de pays voisins : l'Inde et la Chine, les pays limitrophes du Népal.
En résumé, le Népal a connu une période de guerre civile de 1996 à 2006. La monarchie et le gouvernement se retrouvaient face aux rebelles maoïstes. La guerre civile a commencé dans les régions montagneuses du Népal, notamment les districts de Rolpa et Rukum, fiefs des leaders maoïstes. La nation s'est retrouvée prise en otage entre l'armée du roi et du gouvernement opposé au modèle maoïste. Il y a eu un court cessez-le-feu à la fin de l'année 2005, mais la guerre civile a recommencé en 2006 pour s'étendre sur tout le territoire népalais. Le roi népalais a fini par capituler le 24 avril 2006 et le Parlement a été rétabli. La signature de l'accord de paix a eu lieu en novembre 2006. Les tensions politiques ont continué, mais les déplacements étaient de moins en moins restreints dans les zones maoïstes. Les maoïstes révolutionnaires ont déposé leurs armes, mais ils ont réussi, car la république est installée et c'est leur chef, Prachanda, qui est devenu premier ministre en août 2008.
Une fois la république en place, il a été de plus en plus facile d'instaurer la démocratie et de créer l’harmonie que l’on découvre dans le Népal d’aujourd’hui. La vie a repris son cours, les tensions se sont calmées et les touristes viennent de plus en plus nombreux chaque année pour visiter ce pays et partir en randonnée dans les régions de l'Himalaya. La vie politique reste néanmoins agitée : en septembre 2025, un soulèvement de la jeunesse (dit « Gen Z ») a renversé le gouvernement de K. P. Sharma Oli et, après les élections du 5 mars 2026, Balendra « Balen » Shah est devenu premier ministre le 27 mars 2026.
Intégration et réhabilitation des combattants maoïstes dans l’armée nationale : ce point litigieux créa des problèmes jusqu’à la fin de l’intégration en 2012. Offre pour une éducation pour les combattants ne souhaitant pas intégrer l’armée et optant pour la réhabilitation. Création d’une commission étudiant les crimes ayant été commis durant la guerre. Compensation pour les victimes du conflit
On peut lire l’ensemble de l’accord sur le site de l’ONU : http://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/NP_111101_The%20Seven%20Point%20Agreement.doc_.pdf