Beaucoup de voyageurs venant au Népal viennent y passer quelques semaines ou mois. Dans ces circonstances, le budget devient un aspect important à prendre en compte. Et même dans un pays comme le Népal où tout est beaucoup moins cher, il est facile de dépenser 50 euros en une seule journée. Sur une période de 3 mois, il est facile de dépenser quelques milliers d’euros. Pour les voyageurs cherchant des trucs pour économiser, voici la page qui vous aidera à planifier un budget réaliste pour venir au Népal. Les prix indiqués sont des ordres de grandeur : ils augmentent régulièrement, vérifiez-les sur place.
Évitez les zones touristiques pour manger : il suffit normalement d’aller dans une rue moins passante pour profiter d’un dal bhat pour quelques centaines de roupies, souvent bien moins cher que dans les quartiers touristiques, ou des plats à moindre coût. Si l’hygiène est un aspect important, sachez que certains petits restaurants familiaux peuvent faire concurrence aux plus grands restaurants de la capitale népalaise. À Pokhara, on peut manger une assiette de momos ou une assiette copieuse de nouilles aux légumes (chowmein) pour quelques centaines de roupies. En ajoutant quelques bananes le matin ou un petit déjeuner simple, il est possible de se restaurer au Népal pour quelques euros par jour par personne. Bien que réaliste, ce budget n'inclut aucun extra ni à-côté. De façon plus réaliste mais tout aussi bon marché, on peut tout-à-fait manger pour moins de 10 euros par jour.
Nourriture de rue, à vos risques : si le budget est une obsession, vous serez tenté de profiter de la nourriture des petits kiosques qui ont pignon sur rue. Notez néanmoins que l’hygiène y est souvent déficiente. Des vendeurs ambulants ne se lavant pas souvent les mains ne vont pas hésiter à couper les aliments et à les mélanger à mains nues. Essayez de choisir des choses à manger qui sont bouillies ou cuites. Sans accès à l’eau, les restaurateurs de rue se lavent rarement les mains et il va sans dire qu’ils touchent à tout. Dans la mesure du possible, il est préférable d’éviter ce genre de nourriture même si cela peut être tentant pour "vivre le vrai Népal".
En cas de survie (peu d'argent) - acheter local : il est possible d'acheter des nouilles ou des choses de base et manger pour moins d'un euro. En allant dans un magasin de fruits et légumes, vous pouvez acheter quelques tomates et bananes pour moins de 200 roupies. Avec un peu de pains et des biscottes, vous pourrez remplir votre estomac à peu de frais.
Payer moins = avoir moins : au Népal, les lodges de montagne offrent une chambre à très bas prix (parfois presque gratuite) avec l’obligation de manger à leur restaurant. Mais de façon générale (dans les villes), il est possible de trouver des chambres à très bas prix, mais elles sont d’une simplicité frisant la malpropreté. Si vous êtes deux à voyager ensemble, vous pourrez avoir une chambre assurément plus centrale et plus propre en payant environ 10 euros (à deux).
Évitez les dortoirs ou les auberges de jeunesse : la différence de prix (souvent 1-4 euros) entre un lit dans un dortoir et une chambre complète est souvent de l’ordre de 1 à 4 euros. Pour cette différence de prix, nous vous invitons fortement à opter pour une chambre complète. Si vous voyagez en Islande, les dortoirs valent la peine... mais pas au Népal. Vous pourrez vous reposer sans entendre le ronflement d’un voisin ayant trop bu ou éviterez les odeurs désagréables des trekkeurs de retour de 3 semaines en montagnes. Ces inconvénients valent-ils vraiment les quelques euros d’économies? À vous de juger!
Un appartement : si vous souhaitez vivre au même endroit quelques temps, un appartement peut s'avérer une excellente option. Si vous êtes à Kathmandou ou à Pokhara, vous allez sûrement payer quelques centaines d'euros par mois. Un Népalais quant à lui pourra trouver un logement plus simple à moitié prix. Certains hôtels offriront également une chambre avec un accès à la cuisine. En basse saison, les prix peuvent baisser sensiblement.
Bien que les bus touristiques constituent une excellente option pour vous déplacer au Népal, il est possible de prendre des « micro-bus » à moindres coûts. Si on compare, le tarif pour le bus touristique entre Kathmandou et Pokhara est nettement plus élevé que celui du même trajet en micro-bus. À cette différence de prix, le bus touristique est une meilleure option. Les micro-bus offrent néanmoins l’immense avantage de quitter à toute heure du jour (et de la nuit), ce qui n’est pas le cas des bus touristiques qui possèdent généralement un seul départ par jour (le matin vers 7h30-8h00am).
Auto-stop, non! : bien que le Népal soit généralement sûr pour les voyageurs (le Canada y recommande toutefois une grande prudence), la notion d’auto-stop n’est pas dans la culture népalaise. Et avec les tarifs souvent dérisoires pour des trajets longs et fastidieux, faire de l’auto-stop relève davantage du masochisme que de la saine aventure en terre inconnue.
Visa népalais : le visa touristique coûte 30 USD pour 15 jours, 50 USD pour 30 jours et 125 USD pour 90 jours. La prolongation coûte 3 USD par jour (minimum 15 jours, soit 45 USD).
Permis : les permis de trek sont à un prix fixe (par exemple 3 000 roupies pour l'aire de conservation de l'Annapurna ou le parc national de Sagarmatha, et 2 000 roupies pour la carte TIMS).
Porteur ou guide : vous pourrez sans doute profiter d’un prix intéressant en faisant affaire directement avec un porteur ou un guide mais dans un sens comme dans l’autre, le marchandage a des limites. Comptez généralement 20 à 25 USD par jour pour un porteur et 25 à 30 USD pour un guide (les minimums fixés par la TAAN sont de 2 400 roupies par jour pour un porteur et de 3 100 roupies pour un guide).
Frais d’entrée : si vous souhaitez visiter des musées ou des attractions, des frais d’entrée sont généralement exigés. Ils sont souvent très bas pour nos standards européens.