Permis de trek au Népal

Alerte au 14 octobre 2026 : avant d'acheter un permis pour le Langtang ou pour le Manaslu et la vallée de Tsum, vérifiez que le trek est praticable. Le 26 août 2026, une crue soudaine de la Bhote Koshi a dévasté le district de Rasuwa, porte d'entrée du Langtang (plus de 1 400 morts et des milliers de disparus ; Syabrubesi et Timure ravagés), et le gouvernement du Canada recommande d'éviter tout voyage non essentiel dans les districts de Rasuwa et de Nuwakot. Le 11 octobre 2026, une crue de la Budhi Gandaki, déclenchée par un glissement de terrain dans le nord du district de Gorkha, a emporté le sentier d'accès au Manaslu et à la vallée de Tsum entre Jagat et Salleri, et plus de 100 trekkeurs étrangers sont restés bloqués. Consultez l'avis officiel de votre pays et faites confirmer l'état des routes et des sentiers par votre agence et par les autorités locales. À lire : le parc national de Langtang après la crue de 2026 et le trek du Manaslu.

Le Népal offre un choix de qualité aux personnes qui souhaitent partir en trek. La marche en montagne constitue d’ailleurs l’une des principales attractions du Népal. Il y a d'une part la diversité du paysage himalayen et d'autre part la culture népalaise qu'on découvre au passage sur les différents circuits (Annapurna, Langtang, Everest, Helambu, etc). Les monts et vallées qu’on traverse renferment de petits villages très accueillants que les marcheurs découvrent toujours avec fascination.

Les circuits de trekking classiques du Népal

On les appelle circuits de trekking classique, car ce sont des circuits qui sont empruntés par la plupart des touristes qui viennent au Népal. Ce sont surtout les trekkings vers l'Annapurna, vers la vallée de Langtang et vers le camp de base de l'Everest.

Les circuits de trekking les moins courants

Il y a d'autres itinéraires de trekking qui ne sont pas habituels. Parmi ceux-ci nous pouvons citer le trekking du Dolpo, du Mustang, de Makalu, de Manaslu, de Kanchenjunga, d'Helambu, de Rolwaling et de Dhaulagiri. Certains de ces circuits (Haut-Dolpo, Haut-Mustang, Manaslu, Tsum, Nar-Phu, Kanchenjunga, Rolwaling) traversent des régions dont l'accès est réglementé : le randonneur doit alors avoir avec lui un permis spécial.

L'utilité du permis de trekking

Dans les régions de trekking célèbre comme vers le camp de base de l'Everest ou vers le camp de base de l'Annapurna ou encore dans la région de Langtang, le permis de trekking est obligatoire. Pour les autres régions qui passent par les zones restreintes il faut se procurer un permis de trekking. Ce permis spécial s'obtient uniquement par une agence de trek enregistrée, avec un guide licencié ; depuis mars 2026, un trekkeur seul peut l'obtenir (il fallait auparavant être au moins deux). Les tarifs sont différents d'un itinéraire à un autre.

Depuis le 1er avril 2023, les trekkeurs étrangers ne peuvent plus organiser seuls leur trek dans les parcs nationaux et aires de conservation : la carte TIMS (2 000 NPR) s'obtient par une agence enregistrée et un guide licencié est obligatoire, sauf dans la région de l'Everest (municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu), où le guide est recommandé mais pas obligatoire et où la carte TIMS n'est pas exigée. Les permis spéciaux des zones réglementées sont, eux aussi, demandés au Département de l'immigration par l'intermédiaire d'une agence.

Les droits d'entrée dans un parc

Il y a des circuits de trekking qui passent par les parcs nationaux ou des zones protégées et cela nécessite un permis d'accès. Il en est ainsi du parc national de Sagarmatha qui est une étape sur le circuit du camp de base de l'Everest, de l'Annapurna Conservation Area Project ou ACAP et du Manaslu Conservation Area Project. Les droits d'entrée sont de 3 000 NPR pour l'ACAP (le double s'il est acheté au poste de contrôle), le parc national de Sagarmatha ou celui de Langtang ; dans la région de l'Everest, il faut ajouter le permis local de Khumbu Pasang Lhamu (3 000 NPR).

Les droits à payer pour les permis de trekking par région

Les régions les plus fréquentées (Everest, Annapurna, Langtang, Makalu, Helambu) ne demandent pas de permis spécial, seulement les droits d'entrée du parc ou de l'aire de conservation (et la carte TIMS hors région de l'Everest). Les permis spéciaux des zones réglementées sont payables en dollars américains, par personne. Pour le Bas Dolpo, comptez 20 $ par semaine, puis 5 $ par jour supplémentaire. Pour le Haut Dolpo, il faut prévoir 500 $ pour les 10 premiers jours et 50 $ par jour supplémentaire. Pour le Haut Mustang, le permis coûte 50 $ par jour depuis novembre 2025 (fin de l'ancien forfait de 500 $ pour 10 jours). Pour la région du Kanchenjunga, comptez 20 $ par semaine pendant les quatre premières semaines, puis 25 $ par semaine supplémentaire. Pour le Manaslu, le permis coûte 100 $ pour les sept premiers jours de septembre à novembre (puis 15 $ par jour), et 75 $ de décembre à août (puis 10 $ par jour). Pour la vallée de Tsum, comptez 40 $ par semaine de septembre à novembre et 30 $ de décembre à août, plus 7 $ par jour supplémentaire. Ces tarifs changent régulièrement : faites-les confirmer par votre agence avant le départ.