Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Poon Hill ou Mardi Himal ? Ces deux treks courts partent des environs de Pokhara, se déroulent dans l’aire de conservation de l’Annapurna et se bouclent en moins d’une semaine. Pourtant, ils ne s’adressent pas au même voyageur. La réponse courte : choisissez Poon Hill pour un premier trek, en famille ou si vous craignez l’altitude ; choisissez le Mardi Himal si vous êtes en bonne forme et voulez approcher les sommets au plus près, quitte à monter vers 4 500 m. Voici le comparatif détaillé, critère par critère. Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
| Critère | Poon Hill | Mardi Himal |
|---|---|---|
| Point culminant | 3 210 m, au point de vue de Poon Hill | Camp de base, vers 4 500 m |
| Nuit la plus haute | Ghorepani, 2 860 m | High Camp, 3 550 m |
| Durée de marche | 3 à 5 jours selon le Kathmandu Post, 5 à 6 selon Horizon Guides | 4 à 6 jours selon le Kathmandu Post, 5 à 6 selon Horizon Guides |
| Départ | Naya Pul ou Phedi, environ une heure de route de Pokhara | Kande, à moins d’une heure de Pokhara |
| Niveau selon Horizon Guides | Facile à modéré | Modéré |
| Fréquentation | Très forte, surtout au lever du soleil | Peu d’étrangers, beaucoup de randonneurs népalais le week-end |
| Hébergement | Villages bien équipés : 27 hôtels et lodges à Ghorepani en 2024 | Lodges corrects, mais moins confortables que sur d’autres treks de la région |
| Vues | Panorama sur le Dhaulagiri I et les Annapurnas | Machhapuchhare, Hiunchuli et Annapurnas de tout près |
| Permis au 14 octobre 2026 | ACAP + TIMS : 5 000 NPR, guide obligatoire | ACAP + TIMS : 5 000 NPR, guide obligatoire |
Le trek de Poon Hill suit des sentiers de villages et de forêts. Le Kathmandu Post décrit l’itinéraire classique de Birethanti à Ghandruk par Tikhedhunga, Ulleri, Ghorepani et Tadapani, en trois à cinq jours. Le moment fort a lieu avant l’aube : depuis Ghorepani, à 2 860 m, on monte en 45 minutes à une heure jusqu’au point de vue de Poon Hill, à 3 210 m, pour voir le soleil se lever sur le Dhaulagiri I (8 167 m) et la chaîne des Annapurnas. Le même journal parle de plus de vingt sommets enneigés visibles depuis la colline.
C’est un trek très fréquenté. Le poste de la police touristique de Ghorepani a recensé 31 439 touristes étrangers sur l’année népalaise 2080 (2023-2024), selon The Himalayan Times, qui rappelle qu’avant la pandémie le site en recevait 60 000 à 70 000 par an. Le mois le plus chargé était Chaitra, de la mi-mars à la mi-avril. Horizon Guides juge le sommet « bien trop fréquenté » pour une contemplation paisible, mais le trek reste, selon lui, idéal pour une première expérience et pour les familles.
L’avantage de cette fréquentation, c’est le confort : Ghorepani comptait 27 hôtels et lodges en 2024, et la descente passe par Ghandruk, l’un des villages gurung de la région, d’où une jeep rejoint Pokhara en environ trois heures selon le Kathmandu Post. Ne sous-estimez pas pour autant l’effort : Horizon Guides prévient que l’itinéraire compte beaucoup de montées et de descentes raides.
Le trek du Mardi Himal part de Kande, à moins d’une heure de Pokhara, passe par Australian Camp, Deurali et Forest Camp (2 600 m), puis sort de la forêt à Low Camp (2 985 m) et suit la crête par Badal Danda jusqu’à High Camp (3 550 m). Le dernier jour, on monte au point de vue haut, puis au camp de base, vers 4 500 m, au pied du Mardi Himal, dont le Kathmandu Post donne l’altitude à 5 587 m. La descente se fait vers Siding, où l’on reprend une jeep, ou vers Landruk.
La récompense, c’est la proximité des sommets : le Machhapuchhare (6 993 m), la « queue de poisson », le Hiunchuli (6 441 m) et les Annapurnas semblent à portée de main. Le revers, ce sont les conditions : l’auteur du reportage du Kathmandu Post est parti à 4 h du matin vers le point de vue, sur des sentiers qu’il décrit comme étroits et dangereux dans l’obscurité, et son groupe a renoncé au camp de base en raison d’un changement de temps annoncé après 8 h. Horizon Guides note que peu de trekkeurs étrangers s’y rendent, mais que le trek est populaire auprès des randonneurs népalais : évitez si possible les week-ends.
Selon le CDC américain, tout voyageur non acclimaté qui dort à 2 450 m ou plus est exposé au mal aigu des montagnes, et au-delà de 3 000 m il est conseillé de ne pas monter son lieu de nuit de plus de 500 m par jour. Appliqué à nos deux treks, cela donne :
Au moindre mal de tête persistant, nausée ou essoufflement au repos, renoncez au camp de base et redescendez. Les règles sont détaillées dans notre page sur l’acclimatation en altitude ; les traitements préventifs se discutent avec un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage. Côté effort, Horizon Guides classe Poon Hill « facile à modéré » et le Mardi Himal « modéré » ; il estime ce dernier faisable en quatre jours seulement pour des marcheurs en forme et déjà acclimatés.
Les deux treks se trouvent dans l’aire de conservation de l’Annapurna. Les formalités sont donc identiques :
À Poon Hill, The Himalayan Times signalait aussi en avril 2024 un droit d’accès local de 150 NPR pour les étrangers. Côté équipe, la TAAN fixe un salaire minimum de 3 100 NPR par jour pour un guide et de 2 400 NPR pour un porteur, mais le marché se situe plutôt entre 25 et 30 USD par jour pour un guide. Pour cinq jours, comptez donc 125 à 150 USD de guide, à partager entre les membres du groupe, plus 5 000 NPR de permis (environ 33 USD au cours de la Nepal Rastra Bank du 13 octobre 2026), les lodges, les repas et le transport depuis Pokhara.
Avec une dizaine de jours, plusieurs combinaisons sont possibles. Horizon Guides indique que le Mardi Himal peut se relier au sanctuaire de l’Annapurna pour un trek de 10 à 11 jours : c’est une belle façon d’enchaîner la crête et le camp de base de l’Annapurna. Si vous cherchez une alternative plus calme à Poon Hill dans la même région, regardez la crête de Khopra Danda, moins fréquentée, qui culmine à 3 660 m selon Horizon Guides, mais dont les lodges très simples se remplissent vite.
Le Mardi Himal figure aussi au programme de notre voyage guidé francophone de 21 jours, du 3 au 23 novembre 2027, accompagné par Louis-Simon Roy, si vous préférez partir accompagné.
Quel que soit votre choix, ces deux treks offrent une belle première rencontre avec l’Himalaya en peu de jours. Pour préparer le reste du voyage, partez de notre page pilier voyage au Népal.
Poon Hill : il culmine à 3 210 m et l’on dort au plus haut à Ghorepani (2 860 m), alors que le Mardi Himal monte vers 4 500 m avec une nuit à 3 550 m. Horizon Guides classe Poon Hill facile à modéré et le Mardi Himal modéré.
De 3 à 6 jours pour Poon Hill et de 4 à 6 jours pour le Mardi Himal selon le Kathmandu Post et Horizon Guides, au départ des environs de Pokhara, à une heure de route au plus.
Poon Hill : la police touristique de Ghorepani a recensé 31 439 touristes étrangers en 2023-2024. Le Mardi Himal attire peu d’étrangers, mais beaucoup de randonneurs népalais le week-end.
Oui. Au 14 octobre 2026, un guide licencié est obligatoire dans l’aire de conservation de l’Annapurna, avec la carte TIMS (2 000 NPR) et le permis ACAP (3 000 NPR).
Poon Hill est le plus adapté : Horizon Guides le juge idéal pour un premier trek en famille, et l’on dort sous 3 000 m. Les enfants de moins de 10 ans n’ont pas besoin de permis ACAP.
Oui. Selon Horizon Guides, le Mardi Himal peut se relier au sanctuaire de l’Annapurna pour un trek d’environ 10 à 11 jours au total.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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