Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Le musée de la montagne de Pokhara, de son nom complet Musée international de la montagne (International Mountain Museum, IMM), est la meilleure introduction à l’Himalaya que l’on puisse trouver au Népal. En une demi-journée, on y comprend comment se sont formées les montagnes, qui vit à leurs pieds et comment les grands sommets ont été conquis. C’est la visite idéale avant un trek, un jour de pluie ou de nuages, ou pour donner du sens aux sommets que l’on admire depuis le lac Phewa. Voici les tarifs, les horaires, le contenu des galeries et nos conseils pratiques. Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Le musée est né d’une initiative de la Nepal Mountaineering Association (NMA), l’association des alpinistes népalais créée le 1er novembre 1973, qui le gère toujours. Selon le site officiel du musée, la première pierre a été posée le 1er décembre 1995, une ouverture partielle a eu lieu le 29 mai 2002 et l’inauguration officielle le 5 février 2004. Sa mission : enregistrer, documenter et raconter l’histoire de l’alpinisme dans le monde, en particulier celle des grandes ascensions himalayennes.
Le bâtiment lui-même annonce le thème : son toit a été dessiné pour évoquer la ligne des sommets. Le musée se présente comme installé « au pied » du Machhapuchhare, la montagne en queue de poisson qui domine Pokhara. Il rappelle aussi une donnée qui résume l’importance du Népal pour l’alpinisme : 8 des 14 sommets de plus de 8 000 m du monde se trouvent dans le pays, dont l’Everest.
La fréquentation est forte : en octobre 2019, la direction du musée annonçait à Khabarhub plus de 2,1 millions de visiteurs depuis l’ouverture, dont plus de 932 000 écoliers et étudiants népalais, plus de 176 000 visiteurs des pays de l’ASACR et plus de 250 000 autres étrangers. Attendez-vous donc à croiser des groupes scolaires.
Les tarifs ci-dessous sont ceux de la page officielle d’information aux visiteurs du musée, mise à jour le 28 novembre 2025 :
| Catégorie | Droit d’entrée |
|---|---|
| Visiteur étranger | 750 NPR |
| Ressortissant d’un pays de l’ASACR (SAARC) | 350 NPR |
| Étranger titulaire d’un visa de résident | 350 NPR |
| Népalais | 150 NPR |
| Étudiant | 80 NPR |
| Jardin seul | 70 NPR |
Au taux de change de la référence commune (1 € ≈ 171 NPR, 1 $ CA ≈ 107 NPR), le billet étranger représente un peu plus de 4 € ou environ 7 $ CA. La même grille mentionne des droits distincts pour la photographie (1 500) et pour les tournages vidéo : demandez au guichet ce qui est permis avec votre billet avant de sortir l’appareil.
Horaires : le musée annonce une ouverture tous les jours, 365 jours par an, de 9 h 30 à 17 h, horaires étendus de deux heures depuis le 7 avril 2019. Arrivez au moins deux heures avant la fermeture pour profiter de l’extérieur.
Accès : le Nepal Tourism Board situe le musée à Ratopairo, à environ 1,5 km au sud de l’ancien aéroport de Pokhara. Il se trouve donc dans le sud de la ville, comme Devi’s Fall et la grotte de Gupteshwor : un taxi depuis Lakeside permet de combiner les trois dans la même journée (voir notre page grottes et cascades de Pokhara). Négociez le prix de la course avant de monter. Bonne nouvelle pour les visiteurs à mobilité réduite : le site officiel signale une rampe d’accès à droite de l’entrée principale.
Le Nepal Tourism Board décrit trois grands halls : le hall du Grand Himalaya, le hall de la renommée (Hall of Fame) et le hall des montagnes du monde. Le site du musée, lui, présente le parcours en galeries thématiques. Voici ce qu’elles contiennent.
La visite commence en général ici. On vous invite d’abord dans une salle de projection pour un film d’orientation de 18 minutes sur les habitants, la culture et les montagnes du Khumbu, la région de l’Everest. Viennent ensuite des mannequins grandeur nature en costumes traditionnels, notamment magar et tamang, et des personnages venus d’autres régions de montagne du monde (Taïwan, Slovénie, Japon). Des photographies prises il y a une cinquantaine d’années comparent la vie des montagnards des Alpes et ceux du Népal : un bon moyen de comprendre les villages que vous traverserez en trek.
Cette galerie présente les grands sommets, avec des informations et des photographies des 14 sommets de plus de 8 000 m. On y voit par exemple l’Annapurna (8 091 m), le Dhaulagiri (8 167 m), le Manaslu (8 163 m) ou l’Everest, affiché à 8 848,86 m, la mesure sino-népalaise de 2020 que l’on arrondit à 8 849 m. Une section géologique expose des roches qui racontent la formation de la chaîne, et la faune et la flore de montagne sont présentées en photos et en spécimens naturalisés. Un « coin des hommages » honore cinq personnalités, dont le géologue suisse Toni Hagen, le moine japonais Ekai Kawaguchi et le géographe népalais Harka Gurung. Pour aller plus loin, lisez nos pages sur les sommets de plus de 8 000 m du Népal et sur l’Everest en chiffres.
C’est la galerie des alpinistes. Elle présente les 14 « 8 000 » dans l’ordre de leur première ascension, avec cordes, vêtements et équipements d’expédition. Les visiteurs francophones y trouveront un chapitre familier : l’expédition française de Maurice Herzog, qui atteint le sommet de l’Annapurna avec Louis Lachenal le 3 juin 1950, premier sommet de plus de 8 000 m jamais gravi. Suivent Edmund Hillary et Tenzing Norgay, premiers au sommet de l’Everest le 29 mai 1953, puis la Japonaise Junko Tabei, première femme au sommet de l’Everest. Un coin du premier étage est consacré au yéti, à ses légendes et aux publications qu’il a inspirées.
Le site du musée mentionne aussi une salle de prière bouddhiste (lhakhang) dotée d’une bibliothèque, une galerie des associés (Associates’ Gallery), une bibliothèque, une boutique de souvenirs et un restaurant sur place.
Ne repartez pas sans faire le tour du parc. Le musée vivant, en plein air, s’étend sur 5,10 hectares selon le site officiel : il reconstitue, grâce à des modèles, les maisons et le cadre de vie des peuples autochtones du Népal. Le même site publie une liste de 129 espèces d’oiseaux observées sur le terrain entre 2013 et 2015 : les amateurs prendront des jumelles.
À l’entrée, le mur d’escalade Maurice Herzog, une haute structure à six faces, rappelle que le musée est géré par des alpinistes. Le site ne précise ni tarif ni conditions d’utilisation : renseignez-vous sur place si vous voulez grimper. Wikipédia signale enfin, dans le parc, une grande réplique du Manaslu et des monuments dédiés aux alpinistes.
Pour voir les galeries, le film et le parc sans courir, prévoyez une demi-journée. Quelques repères pour bien choisir votre moment :
Le musée prend tout son sens quand on le relie à ce que l’on va vivre. Si vous partez vers le Mardi Himal ou le camp de base de l’Annapurna, l’histoire de l’expédition Herzog vous fera regarder l’Annapurna autrement. Si vous visez le circuit des Annapurnas, la galerie des peuples et la section géologique vous aideront à comprendre le passage des collines verdoyantes aux paysages presque tibétains du haut Manang et du Mustang.
Au retour, le musée devient un bon moyen de mettre des mots sur ce que vous avez vu : l’altitude des sommets, les équipements des pionniers et la vie des peuples de la montagne. C’est aussi une excellente activité pour un jour de récupération, quand les jambes demandent grâce.
C’est l’une des visites les plus adaptées aux familles à Pokhara : mannequins grandeur nature, coin du yéti, animaux naturalisés, mur d’escalade et grand parc pour se dégourdir les jambes. Le tarif étudiant (80 NPR) suppose une carte d’étudiant : la grille officielle ne mentionne pas de tarif enfant, demandez au guichet. Notre page Pokhara avec des enfants propose d’autres idées.
Si vous préférez découvrir Pokhara et ses montagnes accompagné, sachez que nous organisons un voyage guidé francophone de 21 jours, du 3 au 23 novembre 2027, accompagné par Louis-Simon Roy. Et pour préparer le reste de votre séjour, toutes nos ressources sont réunies sur notre page pilier voyage au Népal.
Selon la grille officielle mise à jour en novembre 2025, le billet coûte 750 NPR pour un étranger, 350 NPR pour un ressortissant de l’ASACR ou un résident étranger, 150 NPR pour un Népalais et 80 NPR pour un étudiant.
Le musée annonce une ouverture tous les jours de l’année, de 9 h 30 à 17 h. Arrivez au moins deux heures avant la fermeture pour voir aussi le parc extérieur.
À Ratopairo, dans le sud de la ville, à environ 1,5 km au sud de l’ancien aéroport de Pokhara selon le Nepal Tourism Board. Le plus simple est d’y aller en taxi depuis Lakeside.
Prévoyez une demi-journée pour voir le film d’orientation de 18 minutes, les galeries intérieures et le musée vivant en plein air de 5,10 hectares.
Des mannequins des peuples de la montagne, les 14 sommets de plus de 8 000 m, des roches, des animaux naturalisés, l’histoire des grandes ascensions (Herzog en 1950, Hillary et Tenzing en 1953), un coin consacré au yéti et un mur d’escalade.
Oui : mannequins grandeur nature, coin du yéti, animaux naturalisés et grand parc extérieur en font l’une des visites les plus familiales de Pokhara. Demandez au guichet s’il existe un tarif enfant.
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