Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
La pollution à Katmandou est réelle et parfois sévère : la vallée compte, certains jours d’hiver et de printemps, parmi les villes à l’air le plus pollué du monde. Selon IQAir, la concentration annuelle moyenne de particules fines PM2.5 au Népal atteignait 37,4 µg/m³ en 2025, soit 7,5 fois la valeur guide annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (5 µg/m³). Pour un voyageur en bonne santé qui passe quelques jours dans la capitale, le risque est surtout de l’inconfort ; pour les personnes fragiles, il faut se préparer. Informations vérifiées le 13 octobre 2026.
Ce guide explique quand l’air est le plus pollué, comment suivre l’indice de qualité de l’air et comment vous protéger. Pour situer la ville dans votre itinéraire, voyez notre guide du voyage au Népal et notre page sur Katmandou.
La vallée de Katmandou forme une cuvette entourée de collines. En saison froide, un phénomène d’inversion de température piège les polluants près du sol, comme un couvercle. À cette géographie s’ajoutent de nombreuses sources de pollution, citées par le Nepali Times et les autorités : gaz d’échappement des véhicules, fours à briques, chantiers et poussière des routes, brûlage de déchets et de résidus agricoles, incendies de forêt, et une part de pollution venue de l’étranger, notamment d’Inde.
Selon l’Air Quality Life Index de l’Université de Chicago, cité par le Nepali Times en août 2025, la concentration moyenne de PM2.5 au Népal atteignait 38,3 µg/m³ en 2023 ; si la valeur guide de l’OMS était respectée, l’espérance de vie à Katmandou augmenterait de 2,6 ans. Ces chiffres concernent les résidents exposés toute l’année, pas un voyageur de passage, mais ils montrent l’ampleur du problème.
La qualité de l’air varie énormément selon la période de l’année. Une étude publiée en 2024 dans le Journal of Nepalese Management Academia décrit des concentrations élevées en hiver, en particulier de janvier à avril, et plus faibles en été, de juin à août, grâce aux pluies de la mousson.
| Période | Qualité de l’air | Pourquoi |
|---|---|---|
| Décembre à février | Souvent mauvaise | Inversion de température, air froid et sec, absence de pluie |
| Mars à avril | Pics fréquents | Saison sèche, incendies de forêt, brûlage agricole |
| Juin à août (mousson) | La meilleure de l’année | La pluie lave l’atmosphère |
| Octobre à novembre | Variable, à surveiller | Fin de la mousson (retrait normal vers le 2 octobre) et retour du temps sec |
Les épisodes récents illustrent ce calendrier. Le 10 mars 2026, IQAir mesurait un indice AQI de 206 à Katmandou, dans la catégorie « très mauvais » (201 à 300), et le ministère de la Santé et de la Population appelait la population à éviter les activités extérieures le matin et le soir. Fin avril 2026, la presse népalaise reliait encore la dégradation de l’air à la sécheresse et à la multiplication des incendies de forêt.
Pour choisir vos dates, consultez aussi nos pages sur le climat du Népal, les températures à Katmandou et la mousson.
L’indice AQI, dans sa version américaine utilisée par IQAir, traduit les concentrations de polluants en une échelle de couleurs. Les six catégories officielles sont les suivantes :
Le département népalais de l’Environnement publie en temps réel les mesures de ses stations sur pollution.gov.np, et des plateformes comme IQAir affichent l’indice heure par heure. Prenez l’habitude de vérifier l’indice le matin, comme vous regarderiez la météo, et adaptez votre programme.
Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères donne des conseils concrets pour les épisodes de pollution :
Quelques réflexes complémentaires :
Le ministère français considère comme plus vulnérables les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques chroniques. Il leur conseille de se renseigner sur la qualité de l’air et d’envisager de reporter leur voyage lors des périodes de forte pollution. Lors de l’alerte de mars 2026, le ministère népalais de la Santé demandait aussi aux malades chroniques et aux femmes enceintes de ne sortir qu’en cas de nécessité.
Si vous êtes concerné, consultez un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage avant le départ : adaptation du traitement, plan d’action en cas de crise, choix des dates. Gardez aussi en tête les hôpitaux et cliniques de Katmandou et Pokhara en cas de besoin.
La meilleure protection reste souvent… de ne pas s’attarder. Katmandou mérite quelques jours, mais rien n’oblige à y passer tout son séjour, surtout lors des pics. Beaucoup de voyageurs combinent la capitale avec Pokhara, le village newar de Bandipur ou la montagne. C’est l’esprit du voyage guidé francophone de 21 jours, du 3 au 23 novembre 2027, accompagné par Louis-Simon Roy, qui alterne ville, villages et nature.
Attention toutefois : la pollution ne s’arrête pas aux limites de la vallée. Le Nepali Times rapporte que les districts frontaliers de la province de Madhesh, dans le Teraï, figurent parmi les plus exposés du pays, et les incendies de forêt du printemps touchent de nombreuses régions. Vérifiez l’indice où que vous soyez.
Si vous partez en trek depuis Katmandou, prévoyez de ne pas arriver en montagne avec une toux ou une irritation des bronches : l’altitude rend chaque effort respiratoire plus difficile. Dormez bien, limitez les efforts intenses en ville et partez rapidement vers les sentiers. Pour bien préparer la suite, lisez notre guide sur l’acclimatation à l’altitude.
En résumé, la pollution de l’air à Katmandou ne doit pas vous faire renoncer à la capitale, mais elle se prépare : choisissez vos dates, vérifiez l’indice chaque jour, emportez des masques FFP2 ou N95 et ne vous attardez pas dans la vallée lors des pics. Informations à jour au 13 octobre 2026.
Pour un voyageur en bonne santé qui reste quelques jours, il cause surtout de l’inconfort, mais les pics peuvent atteindre la catégorie « très mauvais », comme le 10 mars 2026 (AQI 206). Les personnes asthmatiques, cardiaques, enceintes, les enfants et les aînés doivent consulter un médecin avant de partir.
Pendant la saison sèche, surtout de janvier à avril, en raison de l’inversion de température, de l’absence de pluie et des incendies de forêt. La mousson, de juin à août, apporte l’air le plus propre.
Un masque filtrant de type FFP2, KN95 ou N95, comme le recommande le ministère français, de préférence apporté de chez vous. Les masques en tissu ne filtrent pas les particules fines.
Selon IQAir, la concentration annuelle de PM2.5 au Népal était de 37,4 µg/m³ en 2025, soit 7,5 fois la valeur guide de l’OMS, ce qui classait le pays 12e sur 143.
Le département népalais de l’Environnement publie les mesures en temps réel sur pollution.gov.np, et IQAir affiche l’indice AQI heure par heure.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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