Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Observer les oiseaux de Chitwan est l’un des grands plaisirs d’un séjour dans le Teraï, même pour les voyageurs qui n’ont jamais tenu une paire de jumelles. Rivières, bancs de sable, prairies de hautes herbes, forêts et lacs en méandre se succèdent sur quelques kilomètres, et chacun de ces milieux a ses espèces : cigognes et ibis au bord de l’eau, aigles et vautours dans le ciel, calaos dans les grands arbres, outardes rarissimes dans les prairies. Voici les espèces à chercher, les meilleurs sites, la saison idéale, la façon d’organiser vos sorties et ce qu’elles coûtent. Informations vérifiées le 14 octobre 2026 ; tarifs donnés au 14 octobre 2026.
Le Népal compte plus de 850 espèces d’oiseaux selon l’Office du tourisme du Népal (NTB), et Chitwan en concentre une grande partie. Les chiffres varient selon les listes : le site officiel du parc national de Chitwan annonce 643 espèces, le NTB en cite 525 en précisant que les visiteurs d’été et d’hiver changent avec les saisons, et le relevé publié en 2006 par Bird Conservation Nepal en comptait 543, plus que dans toute autre aire protégée du pays. Retenez l’ordre de grandeur : plus de 500 espèces, dans un parc que l’on parcourt en quelques jours. Le parc est aussi reconnu comme Zone importante pour la conservation des oiseaux par BirdLife International.
Cette richesse s’explique par la mosaïque de milieux du parc, créé en 1973 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en novembre 1984 : les rivières Narayani, Rapti et Reu, leurs bancs de sable, les prairies alluviales, les forêts et les lacs en méandre de la zone tampon. Pour une vue d’ensemble du parc, voyez notre page parc national de Chitwan.
Le parc retient cinq espèces d’oiseaux comme emblématiques : l’outarde du Bengale (le « florican du Bengale ») et l’outarde passarage, toutes deux classées en danger critique, le vautour chaugoun, le calao bicorne et le grand-duc d’Europe. Voici une sélection plus large, pour savoir quoi chercher et où :
| Espèce | Où et quand la chercher | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Outarde du Bengale (florican du Bengale) | Prairies alluviales du parc | En danger critique ; elle dépend de ces prairies |
| Outarde passarage | Prairies | Classée en danger critique par le parc |
| Marabout chevelu | Prairies et zones humides, lac Bishazari | Grande cigogne classée vulnérable |
| Vautour chaugoun | Ciel du parc et abords du lac Bishazari | Espèce emblématique du parc |
| Calao bicorne | Forêts du parc | Espèce emblématique du parc |
| Pygargue de Pallas et aigle impérial | En automne et en hiver | Parmi les migrateurs venus du nord |
| Oie à tête barrée | En février | Grands vols qui font halte quelques jours avant de remonter vers le nord |
| Brèves et souimangas | Pendant la mousson | Nicheurs de la saison des pluies |
| Tchitrec de paradis | Dans le parc | Reconnaissable en vol à sa très longue queue ondulante |
| Anhinga roux, fuligule nyroca, paon bleu | Lacs en méandre, lac Bishazari | Oiseaux des zones humides et de leurs abords |
Ne vous découragez pas si les espèces rares restent invisibles : les oiseaux communs suffisent à remplir une matinée. Lors d’une marche de deux heures à Chitwan avec deux guides expérimentés, un auteur d’Onlinekhabar avait noté 31 espèces, dont la cigogne épiscopale, l’ibis noir, le faucon pèlerin et le serpentaire bacha.
Le village de Sauraha, porte d’entrée principale du parc, est entouré de prairies et de marais. Les berges de la Rapti, qui séparent le village de la jungle, se parcourent idéalement en pirogue sur la Rapti : sans bruit de moteur, on approche les oiseaux d’eau au plus près. Logement, guides et accès sont détaillés dans notre guide Sauraha.
Les prairies et les forêts de l’intérieur du parc abritent les espèces les plus recherchées, comme les outardes et les calaos. On y entre avec un droit d’entrée et des guides naturalistes ; à pied, la sortie demande une vraie prudence, car rhinocéros et tigres partagent le terrain. Lisez nos pages marche dans la jungle à Chitwan et safari à Chitwan.
Le lac Bishazari (Bees Hazari Tal) est un vaste système de lacs en méandre situé dans la zone tampon du parc. Il a été inscrit comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar en août 2003, selon le parc ; son site Ramsar couvre 32 km². On y cite notamment le paon bleu, le vautour chaugoun, le pygargue de Pallas, le marabout chevelu et le fuligule nyroca. Le lac sert aussi de point d’eau et de corridor à la faune : tigre, ours lippu, rhinocéros et crocodile des marais y vivent. Allez-y avec un guide, jamais seul.
| Période | Côté oiseaux | Côté conditions |
|---|---|---|
| Octobre-novembre | Arrivée des migrateurs : environ 160 espèces migratrices et erratiques rejoignent Chitwan de l’automne à l’hiver | Fin de la mousson ; 25 °C en moyenne d’octobre à mars selon le NTB |
| Décembre-janvier | Hivernants installés : aigles, pygargues, canards sur les lacs | Prévoyez une couche chaude pour les départs à l’aube |
| Février | Halte des oies à tête barrée avant leur remontée vers le nord | Saison toujours confortable |
| Mars à mai | Départ des hivernants, arrivée des visiteurs d’été | Chaleur croissante, jusqu’à 43 °C d’avril à juin selon le NTB |
| Juin à septembre | Nicheurs de la mousson, comme les brèves et les souimangas | Saison des pluies ; en 2025, les safaris en jeep du parc ont été suspendus du 16 juin au 29 septembre |
Pour un premier voyage, la période d’octobre à mars offre le meilleur compromis entre diversité, confort et accès. La mousson s’installe en moyenne vers le 13 juin et se retire vers le 2 octobre selon le service météorologique népalais. Chaque mois est détaillé sur notre page quand aller à Chitwan.
Le NTB indique que la plupart des hébergements des zones naturelles organisent des sorties d’observation des oiseaux menées par des naturalistes expérimentés. Un bon guide connaît les chants, les sites de nidification et les zones où l’on peut circuler. Quelques règles pour en tirer le meilleur :
L’observation des oiseaux est aussi une façon de soutenir un tourisme plus respectueux de la faune : selon le Kathmandu Post (juillet 2026), les défenseurs de la nature la citent, avec la jeep, la marche guidée et la pirogue, parmi les alternatives aux promenades à dos d’éléphant.
Deux à trois jours pleins à Chitwan permettent de varier les milieux : une pirogue à l’aube le premier jour, une marche dans les forêts le deuxième, un safari en jeep ou une sortie au lac Bishazari le troisième. Les passionnés prolongeront leur voyage vers d’autres sites du pays, comme la réserve de Koshi Tappu, que l’Office du tourisme présente comme un haut lieu des oiseaux résidents et migrateurs : notre page observation des oiseaux au Népal présente tous les sites.
Notre voyage guidé francophone de 21 jours, du 3 au 23 novembre 2027, accompagné par Louis-Simon Roy, passe plusieurs jours à Chitwan en pleine saison d’arrivée des migrateurs et fait halte au lac Bishazari. Pour préparer le reste de votre séjour, consultez notre page pilier voyage au Népal.
Le site officiel du parc national de Chitwan en annonce 643. L’Office du tourisme du Népal en cite 525, et le relevé de Bird Conservation Nepal de 2006 en comptait 543 : les chiffres varient selon la date des inventaires.
Le parc retient comme emblématiques l’outarde du Bengale et l’outarde passarage, toutes deux en danger critique, le vautour chaugoun, le calao bicorne et le grand-duc d’Europe. Le marabout chevelu, vulnérable, fréquente aussi ses prairies et ses zones humides.
D’octobre à mars : environ 160 espèces migratrices et erratiques arrivent de l’automne à l’hiver, et il fait en moyenne 25 °C. En février, les oies à tête barrée font halte dans le parc.
Le long de la Rapti autour de Sauraha, de préférence en pirogue, dans les prairies et forêts du parc avec des guides, et au lac Bishazari, site Ramsar depuis août 2003 dans la zone tampon.
Au 14 octobre 2026, le droit d’entrée du parc est de 2 000 NPR par personne et par jour pour un étranger ; le guide et la logistique sont facturés par l’opérateur. Demandez un prix écrit.
Oui pour toute sortie dans le parc et ses forêts, où vivent rhinocéros et tigres. Choisissez un guide naturaliste titulaire de la carte délivrée par le parc et partez à l’aube.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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