Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Népal ou Ladakh ? Les deux destinations promettent des cols à plus de 5 000 m, des monastères bouddhistes et des paysages d’altitude, mais elles ne se visitent ni à la même saison ni de la même façon. En bref : choisissez le Népal pour un trek en automne ou au printemps, une grande variété d’itinéraires et des nuits en lodge ; choisissez le Ladakh, région indienne de haute altitude, pour randonner en plein été, quand la mousson arrose le Népal. Voici le comparatif détaillé pour le voyageur trekkeur : saisons, altitude, formalités, treks, budget et sécurité. Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
| Critère | Népal | Ladakh (Inde) |
|---|---|---|
| Meilleure saison de trek | Octobre-novembre et mars-mai | Mai à septembre |
| Pluie de juillet | 383,5 mm à Katmandou (normale 1991-2020) | Une quinzaine de millimètres à Leh |
| Altitude d’arrivée | Katmandou, 1 337 m | Leh, 3 500 m, 48 heures de repos demandées |
| Entrée | Visa à l’arrivée ou en ligne : 30, 50 ou 125 USD | Visa électronique indien, demandé en ligne avant le départ |
| Permis de trek | Permis de parc ou d’aire de conservation, carte TIMS, permis spécial en zone réglementée | Permis de zone protégée pour la Nubra, le Pangong, le Tso Moriri ou le Khardung La |
| Encadrement | Guide licencié obligatoire dans les parcs et aires de conservation, sauf exception de l’Everest | Agence locale recommandée pour le permis |
| Hébergement en trek | Lodges sur les grands itinéraires | Chez l’habitant, guesthouses, parfois sous tente |
| Avis du Canada au 14 octobre 2026 | Grande prudence ; éviter Rasuwa et Nuwakot | Grande prudence pour l’Inde ; Ladakh exclu de l’avertissement sur le Jammu-et-Cachemire |
C’est la première question à vous poser : quand partez-vous ? Au Népal, la mousson s’installe en moyenne le 13 juin et se retire vers le 2 octobre, selon le service météorologique népalais ; en 2026, elle est arrivée le 19 juin et ne s’est entièrement retirée que le 14 octobre. Il tombe alors 383,5 mm de pluie en juillet à Katmandou (normale 1991-2020). Les deux grandes saisons de trek sont donc l’automne, après la mousson, et le printemps.
Le Ladakh fonctionne à l’inverse. Derrière la chaîne himalayenne, Leh ne reçoit qu’une quinzaine de millimètres de pluie en juillet comme en août selon les normales du service météorologique indien citées par Wikipédia, avec des maximales moyennes de 28,5 °C en juillet. L’office du tourisme du Ladakh présente l’été, de mai à septembre, comme la saison des lacs, du trek, du vélo et des fêtes monastiques, et septembre-octobre comme la saison des ciels clairs. L’hiver y est extrême : les températures peuvent descendre à −30 °C d’octobre à mars, et la route Manali–Leh, longue de 475 km et coupée de cols de plus de 5 000 m comme le Tanglang La, est restée fermée par la neige de fin novembre 2024 au 12 mai 2025, selon The Tribune.
Le Népal a toutefois sa propre zone à l’abri des pluies : à Jomsom (2 741 m), dans le Mustang, la normale de juillet n’est que de 46,8 mm, contre 941 mm à Pokhara, selon le service météorologique népalais. C’est ce qui fait du Haut-Mustang un trek d’été possible, en zone réglementée (50 USD par jour au 14 octobre 2026). Attention en 2026 : les crues de fin septembre ont coupé environ deux semaines la route Beni–Jomsom, rouverte le 9 octobre au soir selon The Annapurna Express ; vérifiez l’état des routes auprès de votre agence et de la police de district avant de partir. Notre page trek pendant la mousson détaille les autres options.
C’est la différence la plus importante pour votre santé. À Katmandou, vous atterrissez à 1 337 m. Au Ladakh, l’avion vous dépose à Leh, à 3 500 m, et l’office du tourisme demande à tous les visiteurs au moins 48 heures de repos complet avant de monter plus haut ; l’administration du district de Leh précise qu’il faut attendre ce délai avant de se rendre au Khardung La ou au lac Pangong. L’office du tourisme conseille ensuite de ne pas gagner plus de 300 à 500 m d’altitude par jour au-dessus de 3 000 m.
Les recommandations du CDC américain vont dans le même sens : dormir à plus de 3 400 m dès le premier jour place le voyageur dans la catégorie de risque élevé de mal aigu des montagnes, et l’on conseille d’éviter de passer en une journée d’une basse altitude à plus de 2 750 m de couchage. Au Népal, la montée est plus progressive : on rejoint les sentiers par la route ou par un vol, comme celui de Lukla, à plus de 2 750 m, puis l’on monte à pied, étape par étape. Dans les deux cas, consultez un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage avant le départ, et lisez notre guide de l’acclimatation en altitude.
Le visa touristique s’obtient à l’arrivée à Katmandou ou en ligne : 30 USD pour 15 jours, 50 USD pour 30 jours et 125 USD pour 90 jours au 14 octobre 2026 (voir notre page visa népalais). Selon le gouvernement du Canada, les étrangers arrivés après le 16 septembre 2025 doivent aussi s’enregistrer sur NepaliPort. En trek, il faut le permis du parc ou de l’aire de conservation (3 000 NPR pour l’ACAP, dans les Annapurnas) et, depuis le 1er avril 2023, un guide licencié et une carte TIMS (2 000 NPR) obtenue par une agence. La région de l’Everest fait exception : la municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu n’applique ni l’obligation de guide ni la carte TIMS depuis 2023 (The Himalayan Times), mais la page TIMS du Nepal Tourism Board liste encore des itinéraires de l’Everest et certaines agences annoncent un durcissement en 2026 sans avis officiel. Faites confirmer la règle par écrit (municipalité, bureau du parc de Sagarmatha à Monjo, NTB) avant de partir sans guide. Tous les détails sont sur notre page guide obligatoire au Népal.
Le Népal offre une variété d’itinéraires difficile à égaler : du trek court de Poon Hill (3 210 m) au col de Thorong La (5 416 m) sur le circuit des Annapurnas, jusqu’au camp de base de l’Everest (5 364 m), sous le plus haut sommet du monde (8 849 m). Sur les grands itinéraires, on dort et l’on mange dans des lodges tenus par des familles, ce qui allège le sac. Pour choisir, voyez notre liste des treks au Népal et notre guide quel trek choisir.
Au Ladakh, le trek le plus connu, celui de la vallée de la Markha, traverse le parc national d’Hemis : on dort surtout chez l’habitant ou en guesthouse, avec parfois une nuit sous tente, et l’on franchit le col de Kongmaru La, entre 5 200 et 5 260 m selon les agences. Le décor est celui d’un désert d’altitude, très sec, avec des passages à gué. L’office du tourisme mentionne aussi un trek d’hiver, le Chadar. En résumé : plus de choix et de confort au Népal, plus d’isolement et de paysages minéraux au Ladakh.
Au Népal, un visiteur étranger a dépensé en moyenne 33,09 USD par jour en 2025, tous postes confondus, et il est resté 16,34 jours en moyenne, un record, selon les statistiques du tourisme reprises par le Kathmandu Post. Les permis restent modestes : 5 000 NPR pour les Annapurnas (ACAP et TIMS) au 14 octobre 2026, auxquels s’ajoutent le guide et le porteur. Pour le Ladakh, nous n’avons trouvé aucune statistique officielle comparable : le budget dépend surtout du vol jusqu’à Leh, du véhicule, des nuits chez l’habitant et des droits du permis. Demandez des devis détaillés et comparez-les avec notre page budget voyage au Népal.
Dans les deux régions, l’assurance doit couvrir le trek à l’altitude prévue et l’évacuation médicale : vérifiez-le par écrit avant de partir.
Les saisons se complètent : le Ladakh en juillet-août, le Népal en octobre-novembre. Si vous voulez les enchaîner dans un même voyage, la fin septembre au Ladakh, puis le mois d’octobre au Népal, est la combinaison la plus logique ; en 2026, la mousson népalaise ne s’est toutefois retirée que le 14 octobre. Prévoyez deux visas, un vol intérieur indien pour Leh et un vol international vers Katmandou : notre page Népal et Inde détaille les combinaisons, et notre comparatif Népal ou Tibet aide à choisir une autre extension himalayenne.
Pour préparer votre voyage de A à Z, partez de notre page pilier voyage au Népal.
Le Népal se randonne surtout en octobre-novembre et de mars à mai, hors mousson. Le Ladakh, très sec, a sa saison de trek de mai à septembre selon son office du tourisme : les deux destinations se complètent.
On y arrive plus haut : Leh est à 3 500 m, contre 1 337 m pour Katmandou, et l’office du tourisme du Ladakh demande au moins 48 heures de repos complet à l’arrivée. Selon le CDC, dormir à plus de 3 400 m dès le premier jour expose à un risque élevé de mal aigu des montagnes.
Oui pour les zones protégées comme la Nubra, le lac Pangong, le Tso Moriri ou le Khardung La : le permis se paie en ligne sur le portail de l’administration de Leh, de préférence par une agence locale. Il faut aussi un visa indien, souvent électronique.
Oui dans les parcs nationaux et les aires de conservation depuis le 1er avril 2023, avec une carte TIMS de 2 000 NPR. La région de l’Everest fait exception, mais faites confirmer la règle par écrit avant de partir sans guide.
Le Canada recommande une grande prudence pour l’Inde, mais exclut le Ladakh de son avertissement sur le Jammu-et-Cachemire. Des manifestations ont fait quatre morts à Leh le 24 septembre 2025 : suivez l’actualité locale.
Oui, le plus logique est le Ladakh à la fin de l’été, puis le Népal en octobre ou en novembre. Prévoyez un visa pour chaque pays et un vol entre l’Inde et Katmandou.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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